La seconde définition du satanisme est celle adoptée par Anton Szandor LaVey, qui est l'un des premiers à prôner la totale liberté des hommes de ne pas suivre les dogmes religieux ni de vénérer aucune divinité et d'être leur propre dieu ; en ce sens, le satanisme se rapproche de l'athéïsme.
Il n'existe pas de vénération dans le culte du satanisme. Dans l'idéologie sataniste l'homme est son propre dieu et il ne vénère personne, il annonce seulement que Satan représente la force de la nature, si ce n'est la Nature elle-même et reconnaît son pouvoir. Le sataniste considère toute religion comme un asservissement d'homme à homme par icônes interposées, poussant sur le terreau du besoin de croire humain ; l'idée est de se servir des mêmes armes que les religions officielles pour mieux s'en libérer. Ainsi le sataniste invoquera l'anti-Dieu, l'anti-Allah, l'anti-Zeus en se servant de rituels magiques jusqu'à ce que sa conscience soit débarrassée de ces divinités, considérées comme des projections subjectives.